Cyperus Rotundus (Goowe)

 
Le gowe, issu de la plante Cyperus rotundus, est une petite racine brune et fibreuse, très prisée dans les traditions olfactives sénégalaises. Séché puis réduit en poudre ou utilisé tel quel, il dégage un parfum profond, terreux et légèrement sucré, reconnaissable entre tous. Son odeur rappelle la terre humide après la pluie, mêlée de notes boisées et chaudes.
 
Le Gowe est souvent intégré aux mélanges d’encens (thiouraye), où il sert de base aromatique, apportant densité et longévité au parfum. Dans les marchés et boutiques, on le trouve exposé sous forme de racines entières ou de poudre parfumée, soigneusement conservée dans de petites boîtes. Élément central de l’art olfactif sénégalais, le gavé relie la pratique du parfum au monde végétal et aux savoir-faire ancestraux
 

La chaîne opératoire du Gowe

 

Les Laobés

Les Laobé, appelés dilawɓe en langue pulaar, sont des artisans spécialisés dans le travail du bois, la fabrication d’objets domestiques et parfois la préparation d’encens traditionnels. Héritiers d’un savoir-faire transmis de génération en génération, ils façonnent des ustensiles, des boîtes, des cuillères, des calebasses et divers accessoires utilisés dans la vie quotidienne et dans les pratiques olfactives. Leur travail se caractérise par la précision du geste, le soin apporté aux détails et l’usage de matières naturelles.
 

Goowe buñu defar

 
Encens travaillé avec soin, à la senteur profonde et enveloppante. Sa fumée lente imprègne les tissus et les intérieurs, laissant derrière elle une trace olfactive durable, signature des maisons soigneusement parfumées.
 

Goowe bu mokk

 
Encens profondément fumé, comme « cuit » par le feu. Il libère un parfum dense, presque charnel, qui embaume les pièces et crée une atmosphère chaleureuse, presque mystique.
 
 

Cocaïne 

 
Poudre d’encens d’une intensité saisissante, dont la diffusion est presque instantanée. Son parfum vif accompagne les grands moments et purifie les lieux, jusqu’aux matelas auxquels elle redonne une odeur neuve.
 
 
 

Sufu Medin 

 
Poudre d’encens d’une intensité saisissante, dont la diffusion est presque instantanée. Son parfum vif accompagne les grands moments et purifie les lieux, jusqu’aux matelas auxquels elle redonne une odeur neuve.
 
 
 
 

Andd Cuuraay

 
Les poteries utilisées pour brûler l’encens au Sénégal sont généralement façonnées en argile ou en céramique. De forme ronde ou légèrement allongée, elles présentent souvent des motifs gravés à la main, témoignant d’un savoir-faire artisanal transmis de génération en génération. Leur surface peut être lisse, vernissée ou laissée brute, ce qui permet à la chaleur de se diffuser doucement. Les petites ouvertures ou brides sur les parois laissent s’échapper des volutes d’encens, créant un mélange de lumière, de chaleur et de parfum qui enveloppe l’espace. Ces poteries ne sont pas seulement fonctionnelles : elles incarnent un art domestique, sensoriel et profondément enraciné dans les traditions sénégalaises. 
 
 
Dans les marchés et boutiques sénégalaises, les encens appelés thiouraye sont présentés dans de petites boîtes soigneusement alignées derrière les vitrines. Fabriqués à partir de mélanges de résines, de poudres aromatiques, de bois parfumés et parfois d’huiles naturelles, ils se déclinent en une grande variété de parfums : notes boisées, senteurs sucrées, essences florales ou arômes plus épicés. Chaque mélange possède sa propre couleur, sa texture et son intensité. 
 
 

Bin Bin (Jal Jali)

 
Les perles portées autour de la taille au Sénégal sont généralement en verre, en bois, en plastique ou en graines naturelles. Colorées et parfois parfumées à l’encens, elles produisent un léger cliquetis en bougeant et évoquent à la fois la féminité, la tradition et l’univers olfactif sénégalais.
 
 
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